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Mouvement démocrate des Alpes Maritimes

Actualité et vie militante du MoDem06

Hymne à la joie dimanche soir, et fête de l'Europe le 9 mai.


Nous avons entendu la 9ème Symphonie de Beethoven dimanche soir, accompagner la victoire d'un candidat, fondamentalement européen.

Et c'est encore par une séquence doucement nostalgique, à retrouver ici dans un magnifique portfolio, pour fêter l'Europe, que nous n'oublions pas, que les étoiles, parfois, s'envolent !

Bon, d'accord, nous n'avons rien fait, cette année, mais il y avait un peu une campagne présidentielle... Et puis, de se dire que l'on se donnait il y a six ans les moyens de faire une action comme celle-ci, c'est plutôt chouette.

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Le MoDem 06 savoure la victoire au Centre ! Communiqué



Le MoDem 06 savoure la victoire au Centre !

La refondation politique est en marche, celle que nous appelions de nos vœux avec François Bayrou depuis 2007.

Dimanche soir, une grande part des Français dans un rassemblement démocratique et républicain a clairement signifié son adhésion au projet d'Emmanuel Macron, à sa personnalité et à sa jeunesse. Il représente déjà lui-même cet espoir de renouvellement de la vie publique.

Les français ont fait le choix la jeunesse, d'un nouveau souffle pour l'Europe, de croire en leur pays et partagent l'espoir d'Emmanuel Macron de continuer à être fiers de nos valeurs.

En même temps, ils ont battu la candidate du mensonge, de l'insulte, et de toutes les ficelles de l'extrême droite.

On ne construit pas un programme sur la peur, peur de l'Europe, peur du monde, peur de la différence.

Néanmoins, le Front National de Madame Le Pen fait un score inquiétant qui représente onze millions d'électeurs.

Ces dernières heures, nous avons vu une mise en cause des médias, de la liberté d'informer comme jamais notre démocratie ne l'avait connue. Cela nous effraie et devrait faire réfléchir ce grand nombre d’électeurs.

Nous savourons cette victoire qui s'est construite au centre, et nous continuons de travailler au rassemblement des gens de bonne volonté, des démocrates et des républicains sincères, sans ambiguïté pour les législatives .

Et dès demain, nous rappellerons encore à chacun, l'importance de prendre sa place de citoyen dans notre société, d' exercer une ou des responsabilités, dans les corps intermédiaires, les syndicats, les délégués du personnel, les parents d'élèves, les associations, les fédérations, les comités de quartiers, les conseils de quartiers, les organisations patronales, corporatives... , temporairement, au nom de collectif.

Alors vous verrez que nous ne risquerons plus jamais d'élire avec crainte un « banquier » ou une héritière de la haine !

Mouvement Démocrate des Alpes Maritimes Dimanche 7 mai 23h.

LBF-CG-FB

Blanc et abstention. Chacun fait ce qu'il veut, mais...




François Bayrou, ( je rassure tout le monde, qui ne sera pas 1 er Ministre), en proposant au mois de février une alliance à Emmanuel Macron, a demandé, avec trois autres point, une grande loi de moralisation de la vie politique. Pas une loi de moralisation des électeurs, ou des abstentionnistes !

Alors je ne vais pas être long:

Dimanche, avec un seul bulletin, vous pouvez à la fois choisir la jeunesse, un renouvellement de la vie politique, un nouveau souffle pour l'Europe, et battre la candidate du mensonge, de l'insulte, et des toutes les autres ficelles de l'extrême droite.

Cela vous prend 5 à 10 minutes, et vous permet en plus de saluer et de remercier les militants et les bénévoles, et aussi les fonctionnaires qui tiennent un dimanche les bureaux de votes, de 7h à bien plus tard que 20 h un dimanche.

Vous souhaitez vous abstenir ?

Ok. C'est là qu'arrive la minute de morale et d'instruction civique.

Des gens se sont battus, se battent encore pour la liberté et la démocratie.
Un ami, d'origine syrienne, m'a raconté il y a peu, avoir été obligé de signer de sons sang, au sens premier, sous les ordres de son chef, son vote à Bachar El Assad.

Ce que je répète dans les rues, sur les places et marchés depuis des semaines et que je prends le temps enfin d'écrire, c'est que la Politique, n'est pas qu'une élection présidentielle. Et il n'y a pas d'Homme ou de Femme providentielle.
Je ne l'attends pas.

La Politique c'est la citoyenneté, les corps intermédiaires, les syndicats, les Délégués du personnel, les parents d'élèves, les associations, les fédérations, les comités de quartiers, les conseils de quartiers, les organisations patronales, corporatives... L'ensemble des contre-pouvoirs.

Et si chacun prenait sa place de citoyen dans notre société, si chacun exerçait une ou des responsabilités, temporairement, au nom du collectif, alors vous verrez que nous ne risquerons plus jamais d'élire un banquier (je plaisante) ou une héritière de la haine. (la je ne plaisante pas.)

Alors oui, évidemment, on peut voter Emmanuel Macron dimanche, puis reprendre son militantisme pour X ou Y !

J'avais dis que je ferai court.

Bien sûr, si vous n'êtes pas..., jamais..., pas encore...., mais... , bref, si vous n'êtes pas engagés dans la société, que vous ne savez pas ce que veut dire citoyen, j'arrête mes mots, je vous laisse les râles..

Chacun fait ce qu'il veut. Chacun fait ce qu'il peut.

A dimanche.

(Visuel d'illustration, pour un Café démocrate du MoDem 06-CA)

Le Mouvement, et après ? Par Philippe Ranvoisy





Après l’élection présidentielle , le « Mouvement » Et après ?

Après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, restera à régler la question de sa majorité parlementaire.

Le (nouveau) parti « En marche » ne recueillera certainement pas la majorité absolue aux prochaines élections législatives. Alors ? Comment gouverner avec une « majorités d’idées » (un concept cher à Edgar Faure), mais sans « contrat de législature » (un concept cher à Mendès-France) ?

Ma réponse : la charte d’adhésion au « Mouvement ».

Qu’est-ce que le « Mouvement » ?

Après « En Marche », il faut rester rassemblés dans une dynamique de mouvement, sans pour autant renier son parti d’origine. Qui imaginerait de siphonner à ce point le parti socialiste déjà moribond, Les Républicains légitimement réfractaires - ils voudront même régner en maîtres sur la cohabitation anticipée - et même le MoDem qui n’a plus de députés.

Ce qu’il faut donc, c’est une démarche d’adhésion à un projet présidentiel toujours en mouvement. Auquel le MoDem apparaît le mieux placé pour y joindre les forces promises par François Bayrou dès son rapprochement électoral avec Emmanuel Macron. Adhérer, c’est accepter de signer une charte.

Pour agréger tous ceux qui veulent rejoindre « En Marche » tous ceux qui veulent construire avec eux de nouvelles bases politiques, ce « mouvement majoritaire » (plutôt que « majorité présidentielle », qui ferait peur à beaucoup) comprendrait deux composantes essentielles : dans « le mouvement en France » : tous ceux qui portent le drapeau de la justice, car régler les inégalités et les droits élémentaires en France n’est qu’une question de simple justice, dans « le mouvement en Europe » : tous ceux qui portent le drapeau de la solidarité, car au-delà des diversités et des enjeux nationaux sociaux, économiques et fiscaux, régler les inégalités et les droits élémentaires en Europe n’est qu’une question de simple solidarité.

Avec des figures de proue déjà bien identifiées dans tous les partis républicains (Le Drian, Collomb ou Hamon au PS ; Bayrou, Borloo ou Goulard au Centre ; Jadot, Lepage ou Hulot chez les écologistes ; NKM, Bertrand ou même Estrosi chez Les Républicains), si elles se sentent plus à l’aise dans leur parti d’origine qu’en rejoignant « En Marche », une telle dynamique de « Mouvement » semble réalisable.

La charte du « Mouvement »

Elle reste à inventer. Ce ne devrait pas être bien difficile. Mais elle est indispensable.


Philippe Ranvoisy- Auribeau-sur-Siagne,
3 mai 2017

Pour en savoir plus sur l'auteur de cette tribune, un billet de présentation en cliquant tout simplement ici, sur ce lien.


La victoire de second tour se gagne en marchant... vite !


Les actions de campagne, le week end passé !


  • Samedi 29 nous étions au marché de la Libé


  • Un kiosque de ballons bien garni, à Menton avec Philippe BRIAND



  • Dimanche encore, avec les amis et l'équipe EM ! au marché de la Libération de Nice le matin.


Évidemment, tous ne rentraient pas dans le cadre...

  • Dimanche encore, un Kiosque EM ! au marché Place du marché à Saint Laurent du Var


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  • Lundi 1er mai Avec les familles, un pique-nique tiré des sacs, malgré la pluie de la nuit, au jardin des Arènes de Cimiez, au cœur de Nice, enthousiastes comme le sont les Marcheurs d'Emmanuel Macron d'aujourd'hui.


5 jours ! Les amis, n'ayez aucun regrets dimanche 7 mai à 20h. En faisant une campagne positive, de projet, nous passons souvent de très bons moments. Nous vous attendons !

Je voulais boire un café, et ben, Tintin !


Tintin était fermé. Que dire !
Qui n'est pas niçois ne peut pas comprendre ce que cela représente.

Ce matin en tractant pour Emmanuel Macron au marché de la Libération avec Andrée, Gilles, Marie, et les amis d' "En Marche" nous avons eu de nombreuses discussions et reçus pas mal d'encouragements. Certaines fois les tracts éteint pris dans nos mains sans même que nous les proposions.

Un monsieur, ancien aviateur militaire, très âgé, m'a abordé sur le candidat se rappelant du Gaullisme, et se jettant dans les bras de l'extrême droite. Il n'en revient pas. Ce qui vient de se passer le met en colère, et il n'a cessé de me parler d'histoires et de faits de guerre (décolonisation, Maroc, Algérie) pour me dire en quoi, le danger reste fort, dans l'angélisme de la Paix. Je n'ai pas voulu le contredire, préférant l'écouter et bien le comprendre. Il m'a touché.

Des personnes de sensibilité "Les Républicains" , la colère passée, ou convaincu par des élus responsables comme Christian Estrosi, conviennent qu'ils voterons Macron.

Je n'ai vu ce matin que deux dames âgées dire à haute voix "Macron, ah non ! " Et mes amis du "kiosque" m'ont fait remarquer que deux ou trois dames portaient la nouvelle petite rose bleue en broche. La reine, Mme le Pen a défaut de lancer des alertes fondées a déjà lancé une mode.

Les ballons de baudruche ont toujours autant de succès auprès des petits. Ça les éclate !

Par contre, si j'ai voulu ce billet bucolique, romantique, sympathique, anecdotique, sachez que la volonté est de rendre cette campagne plus, au sens de davantage, supportable. Car des choses ne sont plus, supportables. J'ai commis une tweet il y a quelques minutes:

Allez, lâchez les clowns, la campagne est sordide. Rangez les insultes. Vite. Sortez juste les livres d'Histoire. Les enfants nous regardent.

Ce dimanche, la marché de la Libération, à quelques mètres de la grande statue du général, qui marche, aura encore la visite des démocrates et des marcheurs.Et peut être la votre ? Sous vos encouragements bienveillants.





Tous mobilisés pour le second tour !




Tous mobilisés pour le second tour !

Chers amis, adhérents, à jour de cotisation, ou pas, sympathisants !

Les Français ont fait un choix historique, lors du premier tour de l’élection présidentielle, en excluant les candidats issues des deux partis qui gouvernent alternativement la France depuis 30 ans. C'est le signe d’une aspiration à un profond changement d’époque et de gouvernance. C’est aussi ce que symbolise Emmanuel Macron, arrivé en tête avec 24% des suffrages.

Ce premier tour est aussi le succès de l’alliance entre François Bayrou et Emmanuel Macron qui permet de réaliser ce que le MoDem porte depuis 2007 : l’avènement d’une grande force centrale capable de rassembler largement les forces humanistes, de progrès, de modération et pro-européennes en dépassant le vieux clivage droite/gauche. Le point publie un article sur cette continuité entre Bayrou et Macron.

Le MoDem 06 a fait campagne sur le terrain depuis huit semaines, de Menton à Roquebrune, de Beausoleil à Nice, Cagnes, St Laurent du Var, Cannes ou Mouans Sartoux. Nous n'étions pas très nombreux, mais heureusement nous le sommes de plus en plus !

La mobilisation doit se poursuivre et encore s’amplifier, avec vous, car Emmanuel Macron sera opposé au second tour à la candidate de l’extrême droite.

Penser que la victoire au second tour est acquise serait une très grave erreur. Le « front républicain » n’est plus aussi évident qu’en 2002. Parce que les sondages donnent Macron loin devant, l'abstention risque d'être importante ce qui avantagerait Le Pen.

Avoir une victoire la plus large possible sur l'extrême droite le 7 Mai, c'est faire passer le message que la France n'est pas europhobe, qu'elle est ouverte, qu'elle veut se réformer et changer aussi l'Europe. Nous devons donc convaincre sur une adhésion à un programme et à un homme lorsque cela est possible, ne pas nous contenter d'en rester simplement à un agrégat de ralliements passifs en rejet pur et simple de l’extrême droite.
Sur ce vote massif Emmanuel Macron pourra construire cette union (ou unité) nationale que nous appelons de nos vœux afin de réformer enfin notre pays et répondre aux grands défis des mois et années à venir.

Communiqué MoDem 06:"Emmanuel Macron en tête au soir du premier tour."

Fin de l'ancien monde, les partis de gouvernement éliminés dès le premier tour, les français ont voté contre l'immunité présidentielle, pour l'état de droit, pour la justice.

Dès le début du mois de décembre le Conseil départemental du mouvement démocrate des Alpes-Maritimes demandait à François Bayrou de discuter ou poursuivre des discussions avec Emmanuel Macron, malgré nos critiques. Les deux mois de campagne qui viennent de se passer nous ont conforté dans cette idée que nous suivons depuis des années que les clivages étaient dépassés et nous avons rencontré des militants extraordinaires qui nous ont tant rappelé nos essais et notre envie de changer la politique. Le Mouvement démocrate était en marche depuis 10 ans.

Mais le second tour arrive. Les résultats du FN dans les Alpes-Maritimes sont très préoccupants. Le FN arrive en tête dans de trop nombreux villages de notre moyen et haut pays. Une terre de tourisme ouverte sur le monde ne peut jouer à se faire peur et se recroqueviller sur elle-même. Penser qu'élever des barrières résoudra les problèmes est une pensée naïve, si elle n'était pas détestable.

Le second tour sera difficile, mais nous avons un très fort espoir.
En effet, malgré le Brexit, les outrances de Trump, la menace Daesh et le récent attentat, les manœuvres de Putin, Marine Le Pen fait le meilleur score du FN, mais ce n'est que cinq points de plus que son père... Relativisons !

Nous sommes très satisfaits de l'annonce immédiate à soutenir et voter Emmanuel Macron de Christian Estrosi, David Lisnard, Jean Léonetti, Rudy Salles, Philippe Pradal, mais aussi Hubert Falco, Renaud Muselier...

Depuis de longues semaines nous écrivions à nos amis de l'UDI, ainsi qu'à l'ensemble des Parlementaires de l'UDI qu'ils ne pouvaient soutenir un candidat qui avait à ce point pris en otage l’élection présidentielle, la Droite et une partie du centre et la République !

La recomposition politique que nous portons avec François Bayrou, expérimentée depuis un an et demi pour la Région PACA, est en marche, de manière inexorable. Quand Emmanuel Macron sera élu Président de la République, ce n'est pas non plus d'une recomposition du Parti socialiste dont le pays aura besoin. Mais que les hommes et les femmes de bonne volonté, après les partis dépassés, emmènent avec eux des souffles d'espoirs, lèvent des groupes de citoyens qui construiront encore des ponts, inventeront les solutions de la compétitivité de la France et du progrès social mieux partagé pour tous.

Il reste à espérer aussi, dans les prochains heures, que des grands élus des Républicains silencieux à cette heure, seront se montrer responsables, à la hauteur des enjeux de notre pays et de l'Europe. Le monde entier nous regardait depuis des semaines. Il nous regarderont le dimanche 7 mai.

La France a en effet une responsabilité face au monde : casser la dynamique ouverte par le Brexit, l'élection de Donald Trump. La France, avec l'Allemagne notamment doivent rendre l'Europe plus forte, plus lisible et lui permettre de jouer un rôle à part dans le monde et ainsi redevenir un force de stabilité pour le monde.

Un débat radio de la BBC en direct depuis une brasserie niçoise: Bravo Cédric ! Yes He can...

C'était en fin d'après- midi, ce vendredi, et Cédric Augustin, Conseiller départemental et webmaster de la Fédération MoDem 06 représentait le candidat Emmanuel Macron, seul européen convaincu ou presque dans une assemblée de jeunes gens de 25 à ...45 ans. Pour écouter l'émission (50 mn) en anglais, vous pouvez cliquer sur ce lien hypertexte.
Et voir d'autres images sur le groupe facebook "Café démocrate de Nice
















Yes he Can ! Laurence Haïm à Nice. En images !

Téléchargez le diaporama de la soirée (8 Mo environ)



" Dernière journée de campagne, et regards sur une belle réunion publique "

Rien n'est gagné

Quoiqu'en disent les sondages, Emmanuel Macron est loin d'être sélectionné au second tour de cette élection présidentielle. En effet, le nombre d'indécis est très élevé.

  • Si nous voulons qu'un projet vraiment européen voit le jour avec la France partie prenante,
  • Si nous voulons que le rétablissement de notre économie soit une priorité,
  • Si nous voulons faire exploser les murs entre les chapelles politiques qui empêchent les gens de bonne volonté de travailler ensembles,
  • Si nous voulons un vrai renouvellement politique,
  • Si nous ne voulons pas des candidats et des projets extrêmes et extrémistes susceptibles de casser notre pays et sa cohésion,

alors il faut faire voter Macron dès le premier tour, convaincre autour de nous, croire en cette opportunité de changer la donne en profondeur.

Réunion publique, "Yes he can" avec Laurence Haïm

Mercredi soir, une réunion publique autour de la journaliste Laurence Haïm, porte-parole de la campagne, a mis en avant l'engagement des femmes. Nous vous proposons de découvrir ici quelques images en téléchargeant le diaporama de la soirée (8 Mo environ) et là, le discours de Laurence Boetti Forestier, Conseillère Régionale PACA

Tribune des élus de la droite et du centre

Pascale Vaillant, Gérard Destefanis, Philippe Briand ont signé parmi les premiers, mardi la Tribune de 228 élus locaux de la droite, du centre, ou indépendants, "Face au risque d’un duel entre les extrêmes, la responsabilité des électeurs républicains et démocrates est de voter Emmanuel MACRON"

Dernière journée de campagne

En Marche! organise pour ce vendredi 21 avril, la dernière journée autorisée de campagne, des évènements dans tout le département. Ci-dessous les détails ou en cliquant sur ce lien puis choisir Nice et 50km, vous aurez tout:

  • K-12 Kiosque 12 heures Place Masséna à Nice de 8h à 20h !
  • Journée de Mobilisation Générale à Vence avenue Victor Tuby, 06140
  • Tous les Kiosques de France à Antibes Place de la Poste, 06600 Antibes
  • Tractage Au marché de l'Ariane à Nice Place de l'Ariane, 06300 Nice
  • K12 Kiosque 12 heures Place de La Libération à Nice
  • Opération K12 à Cagnes-sur-Mer cité marchande
  • Grande Mobilisation pour le dernier jour de campagne, Kiosque à Cannes Marché Forville et Opération K12 rue d'Antibes et Gare
  • Kioskathon K12 Le Cannet Avenue Franklin Roosevelt (face supermarché Leclerc)
  • Opération K12 Au Marche de Pégomas Le 21 Avril Place de Logis
  • Opération K12 au Marché Saint-Roch 8 Rue Humbert Ricolfi et 50 boulevard Saint-Roch à Nice
  • Kiosque K12 à Biot Saint Philippe 200 Avenue Roumanille
  • Tous en Gare de Menton , Philippe Briand sera présent à partir de 15h.
  • Kioskathon K12 à Mouans-Sartoux

Retrouvons-nous pour les résultats du 1er tour

Suivez les résultats du premier tour de la présidentielle avec nous dimanche soir, à partir de 19h30 pour vivre « en direct » les résultats de cette échéance électorale majeure pour notre pays. Renseignements sur le lieu, et confirmation de votre participation par mail contact@mouvement-democrate06.org ou téléphone / sms 06 11 71 08 32

Il reste deux jours pour convaincre ceux qui hésitent encore


Le discours de Laurence Boetti Forestier, Conseillère Régionale PACA-Mercredi 19 avril - Nice







Bonsoir, encore une femme d’engagement !

Encore une Laurence !

Je m’appelle Laurence Boetti-Forestier. Je suis nouvelle élue du conseil régional PACA et conseillère municipale à Breil-sur-Roya.

Mon parcours ressemble à celui de beaucoup d’entre vous. Je suis engagée - depuis de nombreuses années - dans le tissu associatif de ma commune.

- Comme Présidente de l’association la Maison des bambins, j’ai porté le projet et la réalisation de la crèche de Breil ainsi que des actions en faveur du soutien à la parentalité.

- Ensuite, en tant que Présidente de la « Souceta Briienca » j’ai eu l’honneur de mettre en valeur le Patrimoine, la Culture et les Traditions Breilloises tout en travaillant sur la sauvegarde de notre dialecte en partenariat avec l’Université de Nice.

Mon investissement associatif m’a également permis de défendre un autre modèle d’intercommunalité - celui de la ROYA - qui s’opposait à celui de la CARF. Le référendum citoyen que nous avons mis en place - sans l’accord du Préfet à l’époque - a obtenu plus de 88 % de oui de la part des habitants des 5 communes de la Roya. Mais hélas, notre projet n’a pas été retenu.

Cela restera toutefois pour moi un magnifique moment de mobilisation citoyenne en faveur de notre territoire et la preuve que nous sommes de plus en plus nombreux à souhaiter une autre manière de faire de la politique. Ça a été également un révélateur de notre capacité citoyenne à prendre notre destin en main. Ces expériences associatives m’ont conduit à être élue en 2014 à la mairie de Breil au sein d’une majorité d’union pour le village. Je suis rentrée dans cette municipalité avec mon identité de centriste, du Mouvement Démocrate, et la même intention d’ouvrir les actions politiques vers de nouvelles manières de voir et de faire de la politique à notre époque. Plus que « la place », ce qui m’a motivée était une possibilité d’agir autrement et de pouvoir être « force » de proposition.

Tout en étant élue, j’ai souhaité conserver mon activité professionnelle pour rester connectée à la réalité et être en phase avec les besoins des gens. Je suis infirmière et occupe également depuis plusieurs années la fonction de Directrice de crèche.

En 2015 Christian Estrosi m’a fait l’honneur de me demander de faire partie - en tant qu’élue représentante du Modem - de sa majorité pour représenter, notamment, mon territoire de la vallée de la Roya de la Bevera sur la frontière Italienne.

Et je tenais ici, dans cette belle ville de Nice, à saluer son ouverture d’esprit ainsi qu’à lui témoigner toute ma reconnaissance de m’avoir fait confiance. Je salue également le fait qu’il ait reçu Emmanuel Macron à l’hôtel de Région à Marseille.

En devenant conseillère régionale, j’ai pu poursuivre mes actions à une autre échelle en prenant part à des projets que je voulais porter au niveau, notamment, de ma commune :

- Les relations transfrontalières avec notre voisin italien. Je suis Vice-Présidente de la Commission Euro-méditerranée et je siège dans les différents organismes où se décident les projets (notamment Alcotra et Marittimo).

- Les enjeux de la ligne ferroviaire Nice-Breil-Cunéo. Je suis membre de la Commission des Transports au sein de laquelle je mets aujourd’hui toute mon énergie pour défendre les intérêts de mon territoire.

Pour résumer, au niveau politique, et avec mon fanion « orange » du Mouvement Démocrate, je fais donc vivre ma différence et défends mes valeurs dans ces deux assemblées : ma commune - plutôt « rouge » et ma Région très « bleue ».

Alors, est-ce que c’est facile ?! Je dirais non, pas forcément.

Est-ce que cela vaut le coup ? Je dirais OUI absolument. Car je crois beaucoup en la richesse de composer avec nos différences.

Certes, nous sommes dans la négociation constamment. Mais ces espaces nous permettent de pouvoir faire entendre nos positions, défendre nos points de vue et notre vision et éventuellement - parfois – de convaincre pour que nous puissions, ensemble, avancer grâce aux forces de tout le monde. Alors, travailler avec nos différences, n’est-ce pas ce que défend Emmanuel Macron dans la suite de François Bayrou ? « Venez comme vous êtes, ajoutons nos forces et nos qualités » a-t-il déclaré. Je ne vous cache pas que cela raisonne en moi.

Ce que j’entends dans les propos d’Emmanuel Macron et que j’apprécie, c’est qu’il ne demande pas aux gens de renier ce qu’ils sont.

Il leur propose d’adhérer au projet en lequel il croit et dont il est porteur. Un projet pour faire avancer notre pays. Et il se trouve que ce projet est en cohérence avec celui pour lequel je me suis engagée au Mouvement Démocrate. Autant vous dire que pour moi, comme pour beaucoup de militants ou sympathisants du Mouvement Démocrate, « En marche ! » était un chemin facile à prendre.

Je voudrais insister sur le maître mot de mon action que je retrouve pleinement dans le projet En Marche ! La co-construction.

Unir plutôt que cliver. Ce qui a du sens c’est, pour moi, le travail collectif, faire preuve d’intelligence collective. C’est aujourd’hui ce dont les citoyens ont besoin, ce dont nous autres, responsables politiques, associatifs, mais également responsables économiques avons également grand besoin.

Nous sommes toutes et tous porteurs d’un petit quelque chose pour la collectivité, et Emmanuel Macron nous propose d’apporter notre pierre au redressement de notre pays. C’est un signe de reconnaissance et une ouverture d’esprit qui est tout à son honneur.

Pour conclure, j’aimerais revenir sur une chose capitale selon moi. Les sondages, les courbes se rapprochent.

Emmanuel Macron n’a que 3 ou 4 points d’avance sur François Fillon et Jean-Luc Mélenchon. C’est beaucoup le soir du scrutin, mais c’est très peu à quelques jours de l’élection. Une élection se gagne dans les derniers jours… Et il faut aller jusqu’au bout si nous voulons permettre collectivement la victoire.

Alors :

- Il reste quelques jours maintenant pour convaincre ceux qui hésitent encore,

- Quelques jours pour appeler vos amis, discuter au travail, envoyer des courriels,

- Quelques jours pour convaincre et faire gagner le projet " En marche ! "

Aussi, restons unis jusqu’au bout et défendons notre droit à exiger une autre vision de gérer le pouvoir et de défendre les intérêts de notre pays.

Laurence Boetti Forestier Conseillère Régionale PACA

Tribune de 228 élus locaux de la droite, du centre, ou indépendants, "Face au risque d’un duel entre les extrêmes, la responsabilité..."


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La tribune de campagne de Sylvie Goulard "L'insoutenable attrait des charlatans"





L'insoutenable attrait des charlatans

Si vous étiez atteint d'une maladie très grave, auriez-vous l'idée d'aller voir un charlatan plutôt qu'un spécialiste ? Naturellement, même les meilleurs praticiens font des erreurs. Le diagnostic est un art délicat, tout comme la lecture des examens ou le choix des médicaments à prescrire. Pourtant, face à une pathologie sérieuse, chacun essaie en général d'avoir recours au médecin le plus réputé possible. Il ne confierait pas sa santé à n'importe qui. Curieusement, quand il s'agit du pays, bon nombre de Français sont prêts à s'en remettre à des rebouteux voire à des apprentis sorciers.

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, ainsi que plusieurs autres candidats, sont prêts à administrer au pays des traitements inefficaces, tout droit sortis de leur chaudron.

Certains remèdes sont manifestement excessifs. Ils tueraient au lieu de guérir. Faut-il sortir de l'euro pour retrouver compétitivité et prospérité ? Non, la situation est sérieuse mais un remède de cheval n'est pas forcément adapté. Les charlatans sous-évaluent gravement ses effets secondaires. Suffit-il de limiter l'immigration pour retrouver le plein emploi ? Non, comme souvent, leur diagnostic se borne à des intuitions. Or la science économique prouve souvent que les solutions efficaces sont contre-intuitives. Par exemple, le travail n'est pas un gâteau rikiki qu'il faut se partager. Un afflux de population peut, après une phase de déséquilibre passager, accroître l'offre d'emplois. Ce n'est pas non plus en portant à bout de bras des entreprises non rentables qu'on prépare le mieux l'avenir. C'est en acceptant leur disparition, si douloureuse soit-elle, tout en finançant la formation, la recherche et l'innovation avec l'argent qui n'aura pas été gaspillé.

D'autres traitements qu'ils envisagent sont, depuis longtemps, considérés comme dépassés. Ainsi la dévaluation qu'ils envisagent est à peu près aussi moderne que la saignée. Longtemps, on a cru qu'elle procurait un mieux au patient. On sait désormais qu'elle prive le pays d'une partie de sa richesse et à terme, l'affaiblit. De même, la dépense publique est déjà si élevée que proposer de l'augmenter encore, sans considération du déficit et de la dette, consiste à prescrire plus de morphine à un patient souffrant d'addiction. Malgré le rapport Pébereau de 2005, malgré les déclarations de François Fillon Premier ministre, en 2007, sur l'état de faillite du pays, hélas non suivies d'action, malgré les promesses de tant de ministres des Finances successifs à leurs électeurs et à leurs partenaires européens, l'addiction continue. Or le pays se porte moins bien que les voisins ayant mis leurs finances publiques en ordre et mené à bien des réformes. Mieux vaut envisager une cure de désintoxication que chercher encore des paradis artificiels. Historiquement, le protectionnisme a lui aussi montré ses limites. Dire le contraire, même à la suite d'un célèbre charlatan américain, ne révèle pas moins de la tromperie. Enfin, le refus de la concurrence protège en réalité les puissants et les nantis, au détriment des plus faibles et des jeunes entrepreneurs qui innovent.

La France n'a pas besoin qu'on lui applique quelques ventouses. Elle a besoin d'un traitement de longue durée, bien dosé, consistant à admettre le besoin de se moderniser, à réapprendre à créer la richesse avant de la distribuer. Elle doit aussi s'interroger sur sa tolérance à la corruption qui mine la croissance et la confiance dans la démocratie.

Pas plus que la médecine, la science de gouvernement n'est infaillible. Les élus ne doivent pas être le jouet des technocrates. Mais des travaux scientifiques sont suffisamment étayés, en matière économique notamment, pour que les Français n'élisent pas sur un coup de tête des charlatans, au mépris de toute forme d'expertise. S'ils s'abandonnent à la facilité, ce sont eux qui en paieront les conséquences.


Sylvie Goulard
Députée européenne-En Marche !



Quand les extrêmes trahissent à la fois l'Europe et la France- Sylvie Goulard




Quand les extrêmes trahissent à la fois l'Europe et la France

En votant pour Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, certains électeurs croient peut-être reprendre leur destin en mains et s'affranchir d'un monde qui leur paraît trop « anglo-saxon ». Ironie de l'histoire, ils seraient pourtant vus dans le monde entier comme emboîtant le pas aux Anglais, en rupture avec l'Union européenne et aux Américains séduits par Donald Trump. Derrière les drapeaux bleu-blanc-rouge, les siamois des extrêmes ne défendent guère le génie national.

Ils s'acharnent sur l'Union européenne qui est pourtant une idée française, née à Paris le jour où le ministre des Affaires étrangères français Robert Schuman a eu l'audace de proposer aux Allemands la mise en commun du charbon et de l'acier. Quand Marine Le Pen annonce avec jubilation que « l'Union européenne va mourir », c'est un projet français qu'elle voudrait enterrer. Quand Jean-Luc Mélenchon lance bravache « l'Europe on la change ou on la quitte », c'est la parole de la France qu'il galvaude.

Détruire l'Union européenne nous ferait passer pour inconstants, menacer nos partenaires pour arrogants. Qui voudrait nouer des relations durables avec des Français aussi désinvoltes, aussi brutaux ? Nous décevrions profondément les pays fondateurs comme les peuples sortis des dictatures ou du communisme : aux Grecs restés dans l'euro malgré leurs difficultés, aux Baltes qui viennent d'y rentrer comme à tous les autres, nous ne laisserions qu'une bonne dose d'amertume et une kyrielle de problèmes.

La monnaie unique a été voulue par la France. Ce n'est pas un Diktat allemand, comme certains voudraient désormais le faire croire. Sans le travail de persuasion de Jacques Delors, de François Mitterrand et de Felipe Gonzales ou Tommaso Padoa-Schioppa auprès du chancelier Kohl, la monnaie unique n'aurait jamais vu le jour. Les raisons qui ont poussé à la créer restent d'ailleurs valables, notamment le désir d'éviter les dévaluations compétitives. L'expérience a prouvé, dans les années 1970/1980, combien elles étaient nocives pour l'économie et l'emploi. Présenter aujourd'hui comme solution la dévaluation et l'inflation qui en est le corollaire, relève plus de l'amnésie que de la science économique.

Le « retour au franc » aussi est une mauvaise blague. Non seulement nul ne peut retourner en arrière, comme en témoigne la vigueur de l'économie chinoise qui a émergé entre-temps, mais surtout aucun boniment ne dispense les peuples de travailler. La compétitivité se gagne par l'innovation et le labeur, la crédibilité par le respect de ses engagements. Une chose est de négocier collectivement de meilleures règles communes, une autre de « renverser la table » unilatéralement. Faire défaut sur les emprunts contractés auprès d'épargnants étrangers, ou les convertir de force en une nouvelle monnaie affaiblie, ruinerait le crédit de la nation.

La « sortie ordonnée » de l'euro est une illusion. L'abandon de la monnaie unique serait chaotique, conflictuel et coûteux pour les ménages et les épargnants. La simple perspective de cette décision pourrait entraîner une hémorragie de capitaux justifiant le rétablissement du contrôle des changes, préjudiciable à l'activité des entreprises. En saccageant l'euro, deuxième monnaie de réserve au monde après le dollar, les deux candidats europhobes feraient en réalité un magnifique cadeau aux Américains dont la prédominance monétaire serait ainsi confortée.

A des fins électoralistes, ils noircissent la situation macro-économique de la zone euro dont la croissance en 2016 a dépassé celle des Etats-Unis (1,7 contre 1,6 %). En permanence, ils présentent des défaillances françaises comme des problèmes européens. La preuve en est que plusieurs pays européens vont beaucoup mieux que nous : la reprise est forte en Espagne et en Irlande ; les Allemands et les Néerlandais connaissent le plein emploi, les Italiens ont un excédent commercial confortable, l'Estonie et la Finlande innovent en matière numérique et d'éducation. Dans tous ces pays, la situation n'est pas parfaite bien sûr mais des données précises, disponibles, démentent les allégations des candidats des extrêmes.

Une raison d'espérer : ils ont beau se réclamer à tout bout de champ « du peuple », à ce jour, 70 % des Européens, et près de 68 % des Français sont attachés à la monnaie unique. Une alternative existe, plus constructive : voter pour le seul candidat qui assume pleinement, depuis le début de cette campagne, l'héritage européen, tout en proposant de refonder l'UE, Emmanuel Macron.

Sylvie Goulard

Députée européenne-En Marche !

Invitation à réfléchir l'avenir de notre pays, dès ce 23 Avril, en votant Emmanuel Macron !




Je reçois d’amis de longue date des messages surprenants, supportant des candidats très improbables, récemment Monsieur Asselineau, même les familles réagissent négativement à toute discussion ouverte sur ces élections, sans même l’expliciter clairement, il faut arriver à le deviner.

En leur disant ni plus ni moins, voici ce que je sais, voici ce que j’en comprends, j’y passe du temps, ne vous reniez pas, votez pour qui vous voulez, mais voici comment la dynamique de cette élection se profile, et un risque non négligeable cette fois-ci d’avoir le pire au bout de cette élection existe vraiment, car nous sommes allés au bout du bout d’un système inique tenu par deux partis, système qui se décompose sous nos yeux en pourrissant lentement de l’intérieur de ces partis en un processus long.

Les partis LR et le PS ainsi que leurs satellites UDI, PRG, EELV pour les principaux, sont en mode survie, espérant jusqu’au bout le graal d’une qualification miraculeuse à un second tour le 23 Avril, pour, pensent-ils, gagner automatiquement le 7 Mai prochain contre le Rassemblement Bleu Marine, et recommencer comme chaque fois ce fut le cas auparavant.

C’est la logique du système de l’élection Démocratique que d’avoir un flottement dans l’opinion, que l’inconnu d’une élection reste de mise jusqu’à celle-ci, jusque-là le péril n’avait jamais été réellement présent, Jean-Marie LePen en 2002 ne fit pas un score si différent au 2ème tour qu’au premier, mais c’était une autre époque.

Même ce dialogue de base reste compliqué, voire il est coupé au sein même de nos propres familles ! Le vote reste très largement un tabou. On ne peut pas parler élections sans suspicion.

Quelle est aujourd’hui la valeur et le poids des arguments et d’un discours documenté ressorti en s’intéressant aux propositions concrètes des candidats et aux conditions politiques par rapport aux posts de blogs de tel ou tel inconnu déversant des messages anonymes invérifiables ? Ceci propagé sur les réseaux sociaux et par des chaines de mails très conséquentes par des écervelés en mode militants qui peuvent même être parfois des cadres supérieurs. Eh oui ! Il y a une part d’entre nous qui se conforte dans son univers fermé et dans le confort de ses vieilles habitudes, et qui a cessé il y a bien longtemps de rechercher des réponses justes à des vraies questions, et à analyser l’environnement changeant, au contraire, se recroquevillant sur les idées de « leur camp » … sans toutefois se rendre compte qu’il a explosé en vol ce « camp », chacun pense que le Monde est une continuité, et que les comportements d’hier s’appliqueront toujours.

Or nous avons cette année un jeu passé de deux précédemment non pas à trois, mais à quatre candidats, sur deux articulations séparées, en effet il y a le monde des anciens, avec Droite – Gauche représentées par Fillon – Mélanchon, Benoit Hamon ayant décidé de ne pas présenter de programme lisible et donc crédible par les citoyens français. Ce sont les candidats de la stérilité garantie, aucun d’entre eux pour des raisons différentes ne pouvant imaginer une seule seconde rassembler un pays derrière leur nom pour le gouverner si d’aventure ils devaient gagner cette élection, ils s’en tiennent à un matelas de soutiens par construction limité à leurs partisans.

Le second jeu d’articulation, jouant sur le complément à 100% de l’autre, la première articulation décrite ci-dessus, qui se joue sur une nouvelle donne, il s’agit maintenant de choisir entre un repliement sur nos frontières nationales soit d’accompagner avec succès l’ouverture du pays au Monde, ce débat se situe géographiquement entre M.LePen et E. Macron.

L’ensemble du problème consiste à deviner lequel de ces deux combats primera sur l’autre dans la même arène, ce qui est arithmétiquement extrêmement difficile à cerner, c’est pourquoi je crois que les risques de second tours MLP contre FF ou JLM (à la place de BH pour la gauche) risqueraient de tourner court pour les Républicains de toutes obédiences, et qu’à l’inverse de 2002 où les électeurs de gauche avaient quasi à l’unanimité porté Jacques Chirac pour son second mandat, il y a aujourd’hui une telle tension entre Droite et Gauche en lambeaux, que peu de reports de voix sont à attendre pour barrer le pouvoir à MLP.

C’est pour cette raison qu’un choix massif de vote pour Emmanuel Macron dès le 23 Avril est la solution la plus simple et la plus immédiate de sauvegarde de notre République dans le cadre Démocratique et dans une prospérité annoncée.

Si nous pouvions faire passer l’idée sage ci-dessous de Max Weber:

L’éthique de responsabilité et l’éthique de conviction, Max WEBER, « Le savant et le politique », (Plon, 10/18, Paris 1995) Nous en arrivons ainsi au problème décisif. Il est indispensable que nous nous rendions clairement compte du fait suivant : toute activité orientée selon l’éthique peut être subordonnée à deux maximes totalement différentes et irréductiblement opposées. Elle peut s’orienter selon l’éthique de la responsabilité, ou selon l’éthique de la conviction.
Cela ne veut pas dire que l’éthique de conviction est identique à l’absence de responsabilité et l’éthique de responsabilité à l’absence de conviction. Il n’en est évidemment pas question. Toutefois il y a une opposition abyssale entre l’attitude de celui qui agit selon les maximes de l’éthique de conviction - dans un langage religieux nous dirions : « Le chrétien fait son devoir et en ce qui concerne le résultat de l’action il s’en remet à Dieu » -, et l’attitude de celui qui agit selon l’éthique de responsabilité qui dit : « Nous devons répondre des conséquences prévisibles de nos actes. »
Vous perdrez votre temps à exposer, de la façon la plus persuasive possible, à un syndicaliste convaincu de la vérité de l’éthique de conviction, que son action n’aura d’autre effet que celui d’accroître les chances de la réaction, de retarder l’ascension de sa classe et de l’asservir davantage, il ne vous croira pas. Lorsque les conséquences d’un acte fait par pure conviction sont fâcheuses, le partisan de cette éthique n’attribuera pas la responsabilité à l’agent, mais au monde, à la sottise des hommes ou encore à la volonté de Dieu qui a créé les hommes ainsi. Au contraire le partisan de l’éthique de responsabilité comptera justement avec les défaillances communes de l’homme (car, comme le disait fort justement Fichte, on n’a pas le droit de présupposer la bonté et la perfection de l’homme) et il estimera ne pas pouvoir se décharger sur les autres des conséquences de sa propre action pour autant qu’il aura pu les prévoir. Il dira donc : « Ces conséquences sont imputables à ma propre action. » Le partisan de l’éthique de conviction ne se sentira « responsable » que de la nécessité de veiller sur la flamme de la pure doctrine afin qu’elle ne s’éteigne pas, par exemple sur la flamme qui anime la protestation contre l’injustice sociale. Ses actes qui ne peuvent et ne doivent avoir qu’une valeur exemplaire mais qui, considérés du point de vue du but éventuel, sont totalement irrationnels, ne peuvent avoir que cette seule fin : ranimer perpétuellement la flamme de sa conviction. Mais cette analyse n’épuise pas encore le sujet. Il n’existe aucune éthique au monde qui puisse négliger ceci : pour atteindre des fins « bonnes », nous sommes la plupart du temps obligés de compter avec, d’une part des moyens moralement malhonnêtes ou pour le moins dangereux, et d’autre part la possibilité ou encore l’éventualité de conséquences fâcheuses. Aucune éthique au monde ne peut nous dire non plus à quel moment et dans quelle mesure une fin moralement bonne justifie les moyens et les conséquences moralement dangereuses.


Nos amis, notre famille, les concitoyens éclairés sauront-ils se ranger du côté de la raison plutôt que de s’en remettre à la passion , du côté de la responsabilité plutôt que celui de la conviction ?

Tel est l’enjeu et le risque tous deux énormes de cette élection clé, y aura-t-il un effet post Brexit et post-élection de Donald Trump aux USA où dans les deux cas les masques sont tombés rapidement, et si oui, dans quel sens ? Pour quel objet ?

On joue quand même à se faire peur, et j’aimerai bien me réveiller bientôt de ce cauchemar, avec Emmanuel Macron largement en tête du premier tour de cette élection le 23 Avril au soir, pour pouvoir enfin respirer mieux !

Et encore, il restera un second tour à ne pas négliger, mais c’est le second tour le plus gagnable contre MLP, les français ont-ils réfléchi à cela ? Je les invite par cette missive à le faire derechef.

Démocratiquement,
Gilles B.

Petite revue de liens qui causent, ou pas, de Macron

Vous en avez mare que l'on vous rabâche les oreilles avec Macron et le mouvement En Marche! Vous en avez soupé d’entendre toujours les mêmes arguments un peu simplistes issue d'une communication calibrée au mili-poil diffusé exactement comme il se doit par les équipes de communicants du favori des sondages. Vous avez adoré le franc parlé de Poutou lors du débat, que vous avez trouvé rafraîchissant sans pour autant adhérer à son projet de société. Bref, vous voudriez vous faire votre avis sans qu'ont vous le susurre à l'oreille en lousdé.

Bon alors je vous propose une petite revue de presse qui va vous permettre de changer d'angle de vue. N'espérez-pas que je vous parle d'un autre candidat, mais j'ai trouvé ces liens intéressants pour construire mon opinion, peut être vous aussi.

  • Très intéressante​ interview d'Emmanuel Macron sur ses intentions en matière de politique étrangère. Des questions très concrètes qui permettent de dessiner la méthode Macron.
  • Ah les sondages: et pour finir, n'oubliez pas que les sondages ont une fâcheuse tendance à se gourer en ce moment, donc Macron est loin d'avoir gagné.

Bon voilà, moi j'ai trouvé la lecture de ces textes ou vidéo très intéressantes, et oui j'essaie de vous influencer. Un peu. En faisant appel à votre intelligence et pas à l'émotion, pour que vous portiez la bonne parole sur un projet, mais surtout une méthode, celle d'Emmanuel Macron, qui peut faire bouger notre pays sans forcément tout casser.

Cedric.

L'affiche officielle d'Emmanuel Macron





La question qu'on ne pose pas aux souverainistes-Par sylvie Goulard





Le 3 avril, j'ai représenté Emmanuel Macron dans un entretien sur les questions de politique étrangère, organisé par le journal Le Monde et le European Council on Foreign Relations (ECFR).

A cette occasion, j'ai une nouvelle fois été frappée par le fait qu'on interroge toujours les pro-européens sur le manque de convergence entre les Etats de l'Union européenne mais qu'on dispense les souverainistes d'expliquer comment ils géreraient les divergences entre nations. Ainsi, les commentateurs se plaisent à souligner à quel point les Etats européens sont divisés, par exemple sur l'attitude à adopter face à la Russie ou la Turquie, sur la manière de mettre fin à la guerre en Syrie, sur la politique monétaire ou commerciale, sur la gestion des flux de réfugiés. Dans le cadre européen, le rapprochement des positions est certes laborieux. Mais serait-il plus facile une fois celui-ci détruit ?

Dans un monde souverainiste, chaque Etat défendrait ses intérêts nationaux de manière plus ouverte, pour ne pas dire brutale. Privés d'enceintes de dialogue et de procédures contraignantes, par exemple du vote majoritaire qui permet de surmonter les blocages, on voit mal ce qui les en retiendrait. Les souverainistes ne peuvent pas le nier, c'est leur but affiché : comme diraient les partisans du Brexit, ils entendent « reprendre le contrôle » des politiques migratoires ou de la gestion de l'économie. Mais ce n'est pas parce qu'on le prétend, dans des discours, qu'on y parvient dans la réalité.

En cas de sortie de l'euro, par exemple, les nouvelles monnaies nationales seraient concurrentes. Les arguments mis en avant par l'extrême droite ou l'extrême gauche, consistant à « faire céder Berlin » sont bien légers. Par définition, dans un système du chacun pour soi, l'Allemagne ne serait pas moins fondée que la France à privilégier ce qui est bon pour elle. Dotée du mark, la République fédérale ne serait pas moins puissante. Il est même fort probable que nous reviendrions à la situation antérieure à la création de l'euro où sa monnaie, la plus solide du continent, était une valeur refuge. Certains espèrent que la revalorisation du nouveau mark pénaliserait ses exportations ; ce n'est qu'en partie vrai. Par exemple, les acheteurs de voitures de luxe allemandes regardent peu leur prix. Dotés de gros moyens, ils sont prêts à payer cher pour assouvir leurs rêves. La dévaluation a plus d'impact sur les produits bon marché. Elle est en réalité l'arme des faibles, incapables de monter en gamme. Quant aux partenaires du Sud, il est naïf de penser qu'ils accepteraient que nous procédions à des dévaluations compétitives sans en pratiquer à leur tour.

De même, en cas de fermeture des frontières aux biens et services venant de l'étranger, les autres pays prendraient des mesures de rétorsion. Affirmer le contraire revient, au nom d'un protectionnisme « intelligent », à prendre nos partenaires pour des idiots.

On peut désirer des processus de convergence plus efficaces que ceux existants. Emmanuel Macron n'est pas naïf. Il est favorable à des avancées à quelques-uns pour surmonter les blocages et vetos. Il fait des propositions pour rendre l'UE plus efficace, plus unie en matière commerciale ou de défense par exemple.

En revanche, prétendre que le chacun pour soi serait porteur d'harmonie est une vaste fumisterie.

Sylvie Goulard

Députée européenne - En Marche !


L'Union européenne vue de Rome- Sylvie Goulard-Chronique de France et d'Europe n° 2



L'Union européenne vue de Rome


Samedi dernier, l'Europe unie a fêté ses soixante ans à Rome. Tandis que les chefs d'Etat et de gouvernement et les présidents des institutions adoptaient une déclaration au Capitole, dans la salle même où le 25 mars 1957 avaient été signés les traités créant la Communauté économique européenne (CEE), une marche citoyenne était organisée dans la ville. L'ambiance était à la fête. Pour une fois, l'Europe n'était pas cérébrale et tourmentée, elle marchait sous le soleil du printemps, jeune et bigarrée.

En marchant près des ruines du Colisée et du Cirque Maxime, sous les immenses pins romains qui se dressent dans l'azur, on se sent peu de chose. Rome, millénaire et splendide, invite à prendre du recul.

Beaucoup de gens ne se reconnaissent plus dans « l'Europe ». Ils ne la comprennent plus. Des erreurs ont été commises qu'il ne s'agit pas de nier. Malgré tous ses défauts, pourquoi est-il néanmoins crucial de la préserver ?

Après 1945, les pères fondateurs ont compris quelque chose de profond : que la vengeance ne mène à rien. Qu'on ne construit rien de durable sur l'abaissement de l'autre. Avec la Communauté du charbon et de l'acier, puis la CEE, ils ont rompu avec la spirale du talion, avec l'instinct si fort, chez tous les êtres humains, de rendre « œil pour œil, dent pour dent ».

Après la Première Guerre mondiale, les dirigeants européens étaient retombés dans l'ornière : le dépeçage de l'empire austro-hongrois et les lourdes réparations infligées à l'Allemagne n'avaient fait qu'augmenter le ressentiment, et paver la voie à Hitler. Il aura fallu un deuxième conflit mondial pour fonder enfin la paix sur la coopération et des institutions chargées de l'intérêt commun.

Et, comme l'a rappelé Donald Tusk, le Président polonais du Conseil européen qui a connu le totalitarisme communiste, l'essentiel, ce sont les valeurs communes.

Les nationalistes ont la mémoire courte : l'Europe des Nations, on a déjà essayé. C'est celle des carnages du XXème siècle. Les nationalistes ignorent aussi les défis de demain. Quand Donald Trump proclame « America First », il affiche ouvertement un principe d'égoïsme. A l'heure du changement climatique et du terrorisme, le choix du repli derrière des frontières nationales, sans idée d'un intérêt commun, peut avoir, pour toute la planète, des conséquences irréversibles.

C'est pourquoi l'enjeu de perpétuer l'Europe unie, en 2017, dépasse l'Europe. C'est le choix du monde dans lequel nous voulons vivre : un monde fait de coopération ou bien de confrontation, de partage ou bien de prédation. A l'affirmation du « moi d'abord », je préfère celle du « tous ensemble ».

Retrouvez la première chronique de Sylvie Goulard "La sortie de l’euro ou le remède imaginaire" en cliquant sur ce lien.

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