Mon opinion n'a pas changé d'un pouce au sujet de la tête de liste, Christian Estrosi, et je ne ferai pas sur mon blog comme certains, du révisionnisme, en effaçant leurs propos au gré des alliances électorales. Je suis toujours contre le cumul des mandats, pour une gestion rigoureuse des deniers publiques et surtout, et c'est la principale raison de mon engagement au MoDem, pour la défense des contre-pouvoirs. Pas la peine d'être un grand politologue pour savoir que ni Christian Estrosi, ni aucun autre candidat susceptible d'arriver aux affaires, ne répond à mes attentes.

De toute façon, les enjeux de ces élections ne sont pas là. Si on prend un peu de recul, j'en vois essentiellement 3 :

1) Sur la liste d'Estrosi, il y a des gens que j'ai envie de voir élu, des gens que je sais capables d’œuvrer sincèrement pour l'intérêt général et pas seulement parce que la place est bonne. Il y a bien sûr Laurence Boetti-Forestier une des candidate qui porte les couleurs du MoDem. Cette nana est une militante acharnée des intérêts de sa vallée et des montagnes en général, qui se projette dans des solutions trans-frontalière vers l'Italie. Elle incarne le pragmatisme et la real politique centriste. Il y a aussi Loïc Dombreval, le maire de Vence, lui aussi un centriste sans ambiguïté, qui en plus à l’étoffe de représenter un contre pouvoir constructif au sein d'un exécutif LR.

2) La gauche, en mode « on en a plus rien à cirer », a déjà abandonné tout espoir, et les ténors de la région ont laissés leur place à des inconnus ou de petites pointures, voir même à d'ex-centriste à Marseille. Aussi désespérant que cela puisse être, cette élection devient donc un duel entre la droite et l'extrême droite, même avec la myriade de listes en lice. Les sondages annoncent des résultats très serrés : le Fhaine peut remporter la victoire. Qui d'autre que la liste d'Estrosi peut lui barrer le chemin ?

3) L'avenir local du MoDem se joue aussi lors de cette élection. Nous, adhérents et militants du Mouvement Démocrate, savons qu'il est possible de travailler avec des gens de gauche, comme de droite, tout en gardant notre identité centriste. Mais visiblement, au sein de LR, ils ne sont pas nombreux à le savoir. Cette campagne, et je l'espère, la gouvernance de la région qui lui succédera, montrera que la diversité politique est une force, et que même s'il peut y avoir des divergences, les centristes sont des gens avec qui il est possible de construire, comme le montre au quotidien nos élus à Cannes, Beausoleil ou la Gaude.

Donc pour moi, même si j'aurais rêvé d'une autre tête de liste, il n'y a pas d'hésitation, je voterai pour la liste LR-UDI-MoDem.

Cédric Augustin