Après l’élection présidentielle , le « Mouvement » Et après ?

Après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, restera à régler la question de sa majorité parlementaire.

Le (nouveau) parti « En marche » ne recueillera certainement pas la majorité absolue aux prochaines élections législatives. Alors ? Comment gouverner avec une « majorités d’idées » (un concept cher à Edgar Faure), mais sans « contrat de législature » (un concept cher à Mendès-France) ?

Ma réponse : la charte d’adhésion au « Mouvement ».

Qu’est-ce que le « Mouvement » ?

Après « En Marche », il faut rester rassemblés dans une dynamique de mouvement, sans pour autant renier son parti d’origine. Qui imaginerait de siphonner à ce point le parti socialiste déjà moribond, Les Républicains légitimement réfractaires - ils voudront même régner en maîtres sur la cohabitation anticipée - et même le MoDem qui n’a plus de députés.

Ce qu’il faut donc, c’est une démarche d’adhésion à un projet présidentiel toujours en mouvement. Auquel le MoDem apparaît le mieux placé pour y joindre les forces promises par François Bayrou dès son rapprochement électoral avec Emmanuel Macron. Adhérer, c’est accepter de signer une charte.

Pour agréger tous ceux qui veulent rejoindre « En Marche » tous ceux qui veulent construire avec eux de nouvelles bases politiques, ce « mouvement majoritaire » (plutôt que « majorité présidentielle », qui ferait peur à beaucoup) comprendrait deux composantes essentielles : dans « le mouvement en France » : tous ceux qui portent le drapeau de la justice, car régler les inégalités et les droits élémentaires en France n’est qu’une question de simple justice, dans « le mouvement en Europe » : tous ceux qui portent le drapeau de la solidarité, car au-delà des diversités et des enjeux nationaux sociaux, économiques et fiscaux, régler les inégalités et les droits élémentaires en Europe n’est qu’une question de simple solidarité.

Avec des figures de proue déjà bien identifiées dans tous les partis républicains (Le Drian, Collomb ou Hamon au PS ; Bayrou, Borloo ou Goulard au Centre ; Jadot, Lepage ou Hulot chez les écologistes ; NKM, Bertrand ou même Estrosi chez Les Républicains), si elles se sentent plus à l’aise dans leur parti d’origine qu’en rejoignant « En Marche », une telle dynamique de « Mouvement » semble réalisable.

La charte du « Mouvement »

Elle reste à inventer. Ce ne devrait pas être bien difficile. Mais elle est indispensable.


Philippe Ranvoisy- Auribeau-sur-Siagne,
3 mai 2017

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